
vendredi 27 février 2026
“ Dans la vie il n'y a pas de solutions ; il y a des forces en marche : il faut les créer et les solutions suivent. “ Antoine de Saint Exupéry
Ah, les mots. En voilà un bien malmené : « performer ». Et pourtant, j’aime ce terme. « Accomplir », « réaliser », « donner forme ». Il porte en lui une dimension artistique, rappelant les performances du spectacle vivant ou des musées. Toute performance est, au fond, un acte de création ; c’est là que réside son magnétisme.
Olivier Hamant lui préfère le concept de robustesse, qui scelle d'emblée l'idée de durabilité. Je ne crois pas que les deux s'affrontent : l’ingéniosité, la résilience et l’abondance de la nature sont, en soi, une performance. Parlons donc de performance durable et réinterrogeons la question d'un culte de la compétition.
Lorsqu’un individu s’enferme dans la souffrance ou sa vision du monde pour réussir, il s'auto-centre, rendant toute forme de compassion impossible. Il perd sa capacité de coopération. On peut devenir inhumain à force d’exploit. Et pourtant, ressentir son environnement comme une extension de soi est précisément un attribut de la performance. Le témoignage de Santiago Lefebvre illustre cela. L’enjeu n’est pas d’en faire toujours plus, mais de diriger au rythme juste.
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Soyez énergiques et heureux, bonne lecture
Thérèse, CEO Mainpaces
La belle rencontre du mois dans une interview à 360°

« Je croyais que l’argent mesurait la valeur des personnes. J’ai découvert qu’il n’existait aucune corrélation entre richesse et talent. »
Fondateur de ChangeNOW, Santiago Lefebvre a opéré un basculement radical dans sa définition de la réussite. Issu d'un milieu très modeste, il a progressivement déplacé son regard de l'argent vers l’impact collectif et l’utilité au monde.
« Je voulais être l’un des meilleurs businessmen du monde. Aujourd’hui, je veux surtout être utile.»
Dans cet échange, il revient sur ses pivots intérieurs, ses remises en question et la construction d’un projet devenu l’un des plus grands rassemblements mondiaux dédiés aux solutions pour la planète.
« Faire advenir l’impossible est pour moi un magnifique message d’humanité. »
Dans cette conversation, Santiago Lefebvre dévoile le courage qu’il faut pour redéfinir sa propre mesure du succès. Il défend une conviction forte : l’audace peut transformer en profondeur notre manière d’entreprendre et d’agir sur le monde.
Il témoigne de son dernier parcours de coaching Mainpaces.
👉Découvrez l’interview en intégralité ici.

Mise en perspective et approfondissements

Dans un monde saturé de KPIs, nous oublions parfois une vérité simple : ce que l’on mesure définit ce que l’on devient. Si vous ne pilotez que le clic, vous récolterez du sensationnel ; si vous privilégiez le taux de retour, vous obtiendrez de la qualité. Aujourd'hui, la performance a changé de visage. Elle n'est plus une simple équation de chiffre d'affaires et de volume, mais l’alchimie entre urgences et vision à long terme.
La recherche académique (Cappelletti, 2010 ; Blum, 2015) définit la performance durable comme la capacité d’une organisation à concilier survie à long terme et développement harmonieux des capitaux économiques, sociaux et environnementaux. Au-delà de la théorie, c'est le changement d’échelle de temps qui frappe les esprits.
Dans un monde instable (monde BANI), le temps est paradoxal : il est rendu plus court par l'urgence géopolitique. Il exige également une vision plus longue pour anticiper la dépendance des business models aux limites planétaires et à l’évolution exponentielle des technologies comme l’IA.
Ces changements peuvent créer un territoire d’expression de l’entreprise radicalement différent dans 10-15 ans. Ainsi le risque climat fait naître de nouveaux business models dans l’assurance comme Géoya ou Adaptations avec un accent prioritaire sur la prévention.
Chez Mainpaces, nous structurons cette vision durable de la performance autour de quatre piliers indissociables :
A titre d’exemple, le management inclusif est identifié comme un pilier de la performance durable. Chaque individu pouvant s’intégrer sans effort et dans de bonnes conditionspeut donner le meilleur de lui-même. Le management inclusif permet à la diversité de s’exprimer concrètement de manière utile, et de se convertir tangiblement en efficacité opérationnelle.
Pourtant, la performance reste la résultante d'un dialogue imparfait entre le collectif et l'individu. Si le collectif offre le cadre ("ensemble on va plus loin"), le "dernier kilomètre" — celui de l'appel d'offres finalisé ou du lancement produit — repose sur la volonté des talents rassemblés de donner le coup de collier qui fait la différence. Sans techniciens, pas de médailles aux JO de Milan Cortina ; mais sans champions au mental hors-norme, le staff ne gagne rien. L’objectif est commun et chacun se tient mutuellement responsable.
L’excellent média Polytechnique Insight souligne deux concepts essentiels sur Le sport : la science au service de la performance
Il existe une distinction vitale entre la charge externe (la mesure objective du travail effectué, comme les objectifs de CA ou le nombre de dossiers) et la charge interne (la réponse individuelle de l’organisme face à ces exigences). Cette relation est strictement personnelle : pour une même charge externe, deux individus auront des réponses internes différentes.
Le risque majeur est de ne piloter que la charge externe en oubliant que l'organisme humain a besoin d'un équilibre délicat pour améliorer la performance sans briser son intégrité physique. Dans les milieux économiques, l'effort est moins spectaculaire que sur une piste d'athlétisme, mais les conséquences de l'oubli du corps sont identiques : perte de lucidité, incapacité à conduire le changement, jusqu'au burn-out ou à l'accident cardiovasculaire. La préparation et la récupération sont les conditions sine qua non de la clarté stratégique.
Comme le rappelle Mickaël Campo, une émotion (“expérience subjective qui émane de processus biologiques et cognitifs”) émane de la manière dont l’individu évalue l’enjeu et sa capacité à y faire face. En équipe, ces ressentis ne restent jamais isolés.
Le vécu affectif partagé — l’émotion collective — impacte considérablement la performance globale. Un leader dont le système nerveux est "crispé" par une charge interne mal régulée diffuse cette tension à l'ensemble du groupe, dégradant la capacité collective d'innovation.
Les athlètes de haut niveau — et par extension les dirigeants — doivent travailler leurs compétences émotionnelles non seulement pour réguler leurs propres ressentis, mais pour cerner ceux des autres et maintenir une dynamique de groupe dans une certaine “intelligence identitaire”.
La performance durable ne s’improvise pas. Chez Mainpaces, nous accompagnons cet aller-retour permanent entre l’individuel et le collectif.
Depuis 4 ans, nous fusionnons les neurosciences et les protocoles de préparation olympique pour offrir aux dirigeants une véritable cohérence.
Nos bilans et phases stratégiques permettent de diagnostiquer les écarts entre décisions et cap des équipes et leaders pour restaurer la dynamique de l’action.
Nous ne faisons pas du bien-être ; nous refusons la performance par l'épuisement des ressources. Nous bâtissons avec vous la robustesse nécessaire pour affronter les défis d’aujourd’hui et construire le monde de demain.
Le collectif Mainpaces
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L'accompagnement individuel dédié aux entrepreneurs, fondateurs, CEO, membres de codir et cadres à haut potentiel.
Le parcours 100% personnalisé est structuré en deux temps :
Vos objectifs fréquemment rencontrés :
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Neurosciences et écologie du leadership : Faire confiance à son corps
Nous accueillerons Sophie Lavault, docteure en neurosciences et psychologue clinicienne.
Une rencontre pour explorer comment notre système nerveux réagit à un monde hyper-performant et hyper-connecté. Sous un angle neuroscientifique, nous analyserons les outils de gestion du stress les plus en vogue, afin de comprendre ceux qui fonctionnent vraiment.
Cette conférence interactive vous permettra de mieux comprendre les mécanismes du stress, et d'identifier des outils pour retrouver une régulation naturelle et repenser notre manière de décider, d’agir et de diriger.
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Courage et robustesse face aux crises climatiques et économiques
Par Camille Le Gal
CEO & fondatrice de Fairly Made
Février 2026, il pleut. Les ruisseaux se chargent, les rivières débordent. Nous sommes au cœur d'un nouvel épisode d'une crise climatique qui ne connaît aucun ralentissement. Pourtant, 2026 est aussi l'année où le monde semble le plus se détourner des priorités environnementales.
Remontons dix ans en arrière. En 2016, Laure et moi travaillons respectivement chez H&M et Chanel. La flamme de l’entrepreneuriat nous habite déjà, et nos convictions environnementales sont encouragées par l’élan des Accords de Paris et l’émergence des Fresques du Climat.
Quand nous lançons Fairly Made en 2018, l’industrie de la mode n’a pas encore saisi l’ampleur du sujet. À l'époque, la RSE est souvent rattachée aux RH, et les postes ouverts sont des stages. Nous défrichons alors un monde dans lequel les questions – qui file cette bobine ? qui s’occupe de la teinture ? d’où vient réellement cette matière ? – laissent place à des silences gênés.
Nous mettons le doigt sur l’écart brutal entre l’image de papier glacé de la mode et sa réalité : une industrie hors sol où l’esclavage moderne et la pollution des eaux sont encore ignorés. Notre ambition est immédiate : mettre notre expertise au service des marques pour les rendre autonomes. Il faut qu’elles maîtrisent leurs filières, anticipent les risques et rattachent enfin l'éthique au produit final. Nous voulons construire ce pont entre un monde industriel opaque et un consommateur de plus en plus éveillé.
Le message a fini par passer. Les CEO ont rédigé des notes stratégiques, plaçant l'environnement au sommet des priorités. Entre 2020 et 2023, l’exigence de transparence a défini de nouveaux standards, et le corps réglementaire a harmonisé les pratiques. On aurait pu croire au cas d’école parfait : une industrie ultra-impactante prenant enfin ses responsabilités pour inverser le cours de l’histoire.
Et puis novembre 2024 est arrivé.
La réélection de Donald Trump a entraîné un vibe shift brutal et une incertitude géopolitique totale. Soudain la RSE a semblé passer au second, voire au troisième plan. La priorité n’était-elle pas ailleurs ?
C’est là qu’en 2026, la discussion mérite de changer de registre. Non, la RSE n’est pas un supplément d’âme marketing ou une contrainte réglementaire de plus. Elle est le socle de notre résilience.
Pour le dire autrement : la traçabilité, l’éco-conception ou les futurs passeports numériques ne sont pas de simples cases réglementaires à cocher. En mobilisant l’IT, les achats et la logistique, la maîtrise des enjeux environnementaux devient indissociable de la maîtrise de la donnée. Le comprendre, ce n’est pas seulement anticiper une norme, c’est se préparer à la catastrophe qui vient.
J’emprunte ici le concept de robustesse à Olivier Hamant. Dans un monde devenu instable, la performance ne peut plus être le seul dogme. Il ne s'agit plus d’optimiser chaque marge pour grappiller quelques points de rendement, mais de bâtir un système capable d’encaisser les chocs sans s’effondrer.
Appliqué à la mode, ce changement de paradigme est radical. En dix ans, la crise climatique a cessé d'être une menace abstraite. Elle frappe déjà : prix des matières premières, pénuries d’eau, envolée de l'énergie et fragilité des zones de production. Face à ces chocs physiques et réglementaires qui se superposent, l’entreprise robuste est celle qui sait. Elle sait ce qu’elle vend, d’où viennent ses fils, et ce que sa production coûte réellement à la planète. En somme, elle sait s’adapter.
Dix ans après nos débuts, ma conviction est totale : seuls les dirigeants qui auront intégré cette urgence seront récompensés. C’est là, et nulle part ailleurs, que réside la véritable rançon de la robustesse.
Passionnante, inspirante, ou pratique, une œuvre sélectionnée pour vous pour un bon moment de récupération active

Face à un monde qui s’assombrit, des millions de citoyens choisissent d’éclairer l’avenir en lançant la Révolution bleue, vaste mouvement de métamorphose porté par une mystérieuse lumière indigo surgie des profondeurs de la Terre et des songes de l’astronaute Paul Gardner.
Roman visionnaire et documenté, La Petite Princesse déploie une fresque haletante et poétique où se mêlent géopolitique, découvertes scientifiques et sagesses anciennes. La Révolution bleue y esquisse une voie nouvelle pour réconcilier l’Humanité avec la Terre et éveiller les consciences.

Mainpaces est une approche unique du coaching exécutif
Mainpaces accompagne les dirigeants en quête d’accomplissement vers une performance globale. Inspirée du sport de haut niveau et appuyée sur les neurosciences, cette approche unique repose sur une équipe coordonnée de coachs exécutifs et d'experts en préparation physique et mentale et autres expertises, pour aligner le corps et l’esprit et déployer votre plein potentiel.
Gagner en clarté, éviter l’épuisement, incarner et déployer un leadership plus juste et impactant : Mainpaces propose aux dirigeants et à leurs équipes les ressources nécessaires pour affronter les défis d’aujourd’hui et construire au sein de leurs organisations le monde de demain.
Nous répondons à votre appétit de progrès, d’alignement pro-perso, et de solutions durables, dans ces moments à enjeux, pour vous, et pour la Terre.