L’entreprise a changé de visage. Elle était hier un lieu physique où les collaborateurs se retrouvaient pour accomplir une mission commune. Aujourd’hui largement dématérialisée, elle devient une entité structurée autour d’une mission, d’une organisation (organigramme, outils, process), d’une culture (son identité), de flux financiers, et des personnes qui y contribuent sans forcément en faire partie (croissance des indépendants1). Dans cette transformation, un défi persiste : comment maintenir une dynamique collective ?
On n’approfondira pas ici le désormais mythique Start with Why the Simon Sinek. Mais il reste essentiel de le rappeler : dans un environnement hybride, où le télétravail fragmente les interactions, la mission et la vision à moyen terme doivent être régulièrement rappelées. Sans cela, chacun rame dans sa propre direction. L’entreprise perd son cap et sa capacité à affronter les tempêtes qui ne manqueront pas de se lever sur le chemin de l’action.
La cohésion se construit à travers des rituels d’échange et de célébration, une confiance mutuelle fondée sur des rôles et responsabilités bien définis, une communication ouverte et transparente, ainsi qu’une collaboration dynamique.
Certaines entreprises investissent ainsi massivement dans des séminaires biannuels pour maintenir des liens forts et durable et partager l’information malgré l’éloignement
Présentiel vs Distanciel : un faux débat ?
Avec le télétravail et les outils numériques, tout devient possible en permanence, brouillant la frontière entre vie professionnelle et personnelle. L’absence de détachement accroît le risque d’épuisement des personnes, tout en exposant l’entreprise à des menaces telles que la fuite de données, la perte de confidentialité et l’érosion de son capital stratégique.
La Théorie Organisationnelle de Berne (TOB) offre des clés précieuses pour comprendre son territoire d’exercice et éviter les dérives :
Dans ce contexte éminemment complexe, que devient le rôle essentiel du Leader ? L’autorité en entreprise est souvent mal comprise (ex. dans le monde de l’audit2). Alors qu’elle peut être comprise comme synonyme de soumission, la philosophe Hannah Arendt nous expose que l’autorité est obéissance au sein de laquelle les hommes gardent leur entière liberté. Sa disparition sape la possibilité même d’un « vivre ensemble ».
Le mot autoritas dérive du verbe augere - augmenter. Ce que l’autorité augmente c’est la fondation, le fait de donner du poids aux décisions des Hommes.
Transmettre la responsabilité et l’autonomie permet de créer un cadre clair et porteur de sens. L’Occident a pensé la transmission comme reposant sur des explications analytiques visant une objectivité rationnelle. L’Orient a pensé la transmission comme une rencontre d’esprit à esprit, de cœur à cœur.
L’autorité et la transmission permettent au leader d’accompagner son collectif. À mesure que les relations se développent et que les situations évoluent, la rigueur, le discernement, la bienveillance l’accompagnent avec tact .
👉 Dans cet environnement, le coaching est un levier puissant :
> Le coaching individuel permet au dirigeant de mieux comprendre son mode de fonctionnement, de libérer de l’espace pour le collectif, et de mettre ses interactions en perspective des intentions visées
> Le coaching d’associés / d’un Codir renforce la synchronisation et la synergie du groupe. Il permet de gagner en sérénité et en puissance dans ses enjeux de communication, de faciliter la prise de décision et d’éviter des conflits destructeurs.
> Le coaching d’équipe améliore la dynamique de l’entreprise, la transmission de sa culture, et la coopération de pair à pair.
💡Et vous, quel cadre posez vous et que faites-vous pour dynamiser votre collectif ?