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jeudi 27 Novembre 2025

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Le grand entretien

Camille Vever : relancer une Maison familiale đź’Ť

En relançant la mythique Maison Vever, Maison de joaillerie familiale, Camille Vever ne poursuit pas un rĂŞve figĂ© dans des archives : elle façonne une vision oĂą l’intuition devient stratĂ©gie, oĂą l’hĂ©ritage devient levier, oĂą l’audace devient mĂ©thode.

"J’avais acquis la conviction intime que j’en étais capable ; que j’étais suffisamment armée pour réussir."

Ce que Camille partage ici dĂ©passe la renaissance d’une marque : c’est une manière d’aborder la dĂ©cision, la responsabilitĂ©, la vulnĂ©rabilitĂ©, la place des femmes dans le pouvoir. S’entourer des bons alliĂ©s. ProtĂ©ger son Ă©nergie. Trouver sa manière singulière de diriger. Tenir la barre quand tout vacille, mais savoir aussi changer de cap. Faire de la durabilitĂ© autre chose qu’un discours.

Cet entretien est une invitation Ă  revisiter nos propres façons de crĂ©er, de diriger, de transmettre — et, peut-ĂŞtre, Ă  oser plus que ce que nous pensions possible.

👉DĂ©couvrez l’interview en intĂ©gralitĂ© ici. 


De la nourriture pour l'action

Pourquoi un dirigeant dit plus “non” que “oui” ?

👨‍💼 Le rôle d’un ou une dirigeant(e), est de cadrer


Imaginons que votre organisation est vivante, pleine d’idĂ©es qui Ă©mergent. Vous en avez la vision Ă  360°. Votre rĂ´le essentiel sera de dire "non" pour pouvoir dire "oui", Ă  du temps, Ă  des rĂ©flexions, Ă  une priorisation financière. 

Dire “non”, c’est protéger la vision stratégique de l’entreprise. Le dirigeant, en gardant le cap, évite la dispersion et permet à l’organisation de se concentrer sur ce qui est réellement porteur de valeurs.

Dire “non” est aussi une barrière contre l’épuisement des Ă©quipes et l’inflation des prioritĂ©s. Dire “oui” Ă  tout accepte de facto un surcroĂ®t de tâches qui finit par dĂ©gĂ©nĂ©rer en stress et en dĂ©sengagement. Ă€ l’inverse, le “non” permet d’instaurer des limites claires et responsables. Il encourage la qualitĂ© sur la quantitĂ©, et favorise un environnement de travail durable.


🧠 Le cerveau ne perçoit pas le monde. Il le conçoit


Je pense donc j’inhibe. Alain Berthoz, neurophysiologiste, professeur au Collège de France, nous explique que la plus grande invention de l’évolution est l’inhibition. C’est ce qui permet l’apprentissage, la dĂ©cision, le choix.

Dans l’accomplissement d’une tâche complexe ou d’un geste sportif, le jeu auquel le cerveau est confrontĂ© se situe entre l’activation et l’inhibition. Pour inventer un geste nouveau, il faut dĂ©sapprendre des mouvements qui font partie de notre bibliothèque. Surprendre, c’est ne pas faire ce que l’autre attend de vous.

Ce que l'on attend du dirigeant est ainsi de dire "non" : non aux effets de mode, non aux idĂ©es reçues, non aux supposĂ©(e)s stars, aux personnes qui polluent le système, pour en libĂ©rer l’énergie comme le dĂ©montre l’excellent TEDX de Margaret Heffernan sur les super chicken.


✅ Un “non” ouvert et pas un “non” fermé


L’objectif du dirigeant n'est pas de casser (un propos, une initiative, des intentions, des enthousiasmes). Il s’agira donc de travailler les options et de panacher le non et le oui selon les situations ; d’utiliser le "non" pour faire Ă©merger un oui qui soit meilleur, comme un bon metteur en scène challenge ses acteurs avec exigence.

Les "oui" et les "non" au bon niveau đź“Š: oui nous sommes d’accord sur l’objectif, non nous ne sommes pas (encore) d’accord sur la façon d’y parvenir.

Les "oui" et les les "non" dans le bon cadre 🧮: oui pour le volet 1 aujourd'hui, non pour l’instant sur le volet 2 sans avoir organisé un RETEX sur le volet 1. Oui pour un POC (proof of concept), non pour un lancement complet à date. Etc.

Les "oui" et les "non" pour ĂŞtre performant dans la durĂ©e, robuste âʱ: oui Ă  une amĂ©lioration, non Ă  une optimisation Ă  outrance. Passer de 7 Ă  3 fournisseurs, oui. Passer de 7 Ă  1 ou 2, non. C’est peut-ĂŞtre plus avantageux Ă©conomiquement sur le papier mais c’est dangereux en cas d’alĂ©as.

Savoir dire “non” forge alors le respect et la confiance. Les collaborateurs savent qu’une dĂ©cision n’est pas prise Ă  la lĂ©gère, qu’elle rĂ©pond Ă  une analyse rĂ©flĂ©chie et Ă  une cohĂ©rence avec la stratĂ©gie globale. Cela invite Ă  des Ă©changes plus honnĂŞtes et Ă  une culture du feedback authentique.
 

🤝 Le coaching génératif Mainpaces accompagne ce sujet crucial de la décision et du discernement


Un “non” riche n’est pas si simple, c’est un acte de leadership. Il demande du courage et de l’assurance, car il expose le dirigeant Ă  la critique ou Ă  la frustration.

Renoncer porte en effet une connotation nĂ©gative, celle de l’abandon, de la nĂ©gation de la possession. Et pourtant, ne serait-ce pas une facilitĂ© de ne prendre en compte que le cĂ´tĂ© nĂ©gatif d’une attitude ?

Cet effort de pensĂ©e, aidĂ© par l'effet miroir du coaching, ouvre Ă  une autre forme d’action, celle du non-agir, oĂą le renoncement rejoint la positivitĂ© du dĂ©tachement. Alors il n’y a pas seulement la raison qui y trouve son compte, le cĹ“ur et l’esprit deviennent complices. C'est aussi ce qui permet l'arrĂŞt des tentatives de solution inefficaces Ă  travers lesquelles le système (la personne, l'Ă©quipe, l'entreprise, ...) s'Ă©puise.

Ce “non” fertile prend ses racines dans le discernement, et dans la capacitĂ© de la personne dirigeante Ă  se questionner sur ses propres certitude et incertitudes, ses biais, sa peur du risque ou des conversations difficiles, et Ă  les dĂ©passer

Cette prise de conscience intĂ©rieure, mise en perspective par son coach et par les personnes qui l’accompagnent, permet au dirigeant de dire “non” Ă  lui-mĂŞme, ou Ă  des “oui” et des “non” trop rapides. Prendre un temps de silence, de suspension, permettra de prendre sa dĂ©cision avec la conscience de son impact.  

Le temps de la dĂ©cision est très reprĂ©sentatif des traits de personnalitĂ©s des dirigeants, et trouver le bon demande de l'autonomie Ă©motionnelle. Il prouve aussi la capacitĂ© de la personne qui dirige Ă  prioriser et Ă  assumer ses choix pour le bien commun. Le dirigeant fait alors pleinement son mĂ©tier : conduire son Ă©quipe lĂ  oĂą elle sera la plus performante, en cultivant la confiance et l’engagement, tenant compte de son environnement.
 

Le collectif Mainpaces

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  • Les dĂ©fis pour lesquels nous les avons accompagnĂ©s
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Café Sciences avec Jean-Philippe Uzan


Nous avons le plaisir d'accueillir Jean-Philippe Uzan, astrophysicien et directeur de recherche au CNRS, le 9 janvier 2026 pour une conversation passionnante sur le sujet :

Temps et espace, quels enseignements de l'astrophysique et du monde de la recherche pour les dirigeants ?

Un CafĂ© Sciences pour penser autrement la dĂ©cision en entreprise, et se rencontrer entre pairs au Palais-Royal.

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L'air du temps

La parole à une vision prospective, et une attention portée au futur

La solitude numérique : le grand mal invisible des jeunes connectés 🤳

Par Samuel Comblez,
Psychologue de l'enfance et de l'adolescence et Directeur gĂ©nĂ©ral adjoint de l'association e-Enfance / 3018

Il y a des enfants qui rient en classe et s’effondrent en silence le soir, souvent devant leur Ă©cran. Et souvent, ce silence hurle. C’est le bruit sourd d’une gĂ©nĂ©ration qu’on croit entourĂ©e alors qu’elle s’écroule seule, connectĂ©e Ă  tout sauf Ă  l’essentiel. La solitude numĂ©rique est devenue la face cachĂ©e du harcèlement et des violences en ligne. 

Une souffrance discrète, invisible, anesthésiée par les notifications.
Nos enfants ne manquent pas de likes.
Ils manquent de liens.
Aujourd’hui, les enfants commencent Ă  utiliser Internet Ă  5 ans et 10 mois et 35 % des Ă©lèves de primaire dĂ©clarent avoir dĂ©jĂ  Ă©tĂ© harcelĂ©s, selon l’étude e-Enfance / Caisse d’Épargne – 2025. Le chiffre est identique chez les adolescents. L’enfance n’est plus un refuge. Elle s’éclaire dĂ©sormais Ă  la lumière crue des Ă©crans, exposant les plus jeunes aux mĂŞmes violences que les adultes. Les rĂ©seaux ne font pas de diffĂ©rence : ils distribuent l’indiffĂ©rence et la cruautĂ© avec une neutralitĂ© algorithmique glaçante.

Sur Internet, le passé ne passe pas. Il s’archive, il attend. Et parfois, il ressurgit demain, dans un mois ou dans dix ans, comme une gifle numérique qui ne vieillit jamais. Chaque jour, les jeunes vivent avec cette peur diffuse : celle de voir réapparaître une photo humiliante, une vidéo insultante, un message haineux.

Alors ils se taisent. Ils s’isolent. Parce que la solitude donne l’illusion de la protection, comme ce petit enfant qui, croyant Ă©chapper au danger, se cache les yeux pour ne plus ĂŞtre vu. Ce rĂ©flexe archaĂŻque, tant de jeunes le reproduisent aujourd’hui Ă  l’échelle numĂ©rique : disparaĂ®tre pour ne plus souffrir. Mais la solitude, quand elle dure, n’apaise plus. Elle enferme. Elle façonne les adultes de demain : mĂ©fiants, figĂ©s, incapables de se confier. Une gĂ©nĂ©ration qui aura tout partagĂ©, sauf l’essentiel : sa peur, sa honte, sa tristesse.

Chez les jeunes victimes ou tĂ©moins, cette solitude prend racine dans la honte : Honte d’avoir Ă©tĂ© exposĂ©, d’avoir vu sans oser parler, honte de se sentir responsable de ce qu’on leur inflige. La peur d’être jugĂ©, de “faire des histoires” ou de ne pas ĂŞtre pris au sĂ©rieux finit par sceller le silence. Pendant ce temps, les adultes regardent ailleurs, pensant qu’il ne s’agit que d’un jeu cruel entre adolescents mais ce “virtuel” blesse pour de vrai.

Cette solitude ressemble Ă  celle des grands dirigeants : MĂŞme peur de montrer la faille, mĂŞme injonction Ă  tenir bon, Ă  donner l’image du contrĂ´le. Les adolescents apprennent, comme eux, Ă  gouverner leur vie intĂ©rieure sous pression. Ils dirigent leur propre crise Ă©motionnelle sans conseil d’administration, sans garde-fou, sans mots pour dire ce qu’ils vivent. Et parfois, ils sombrent dans le mĂŞme vertige que ces adultes puissants : celui d’une responsabilitĂ© trop lourde pour une seule personne.

Et du cĂ´tĂ© du harceleur ?

On le dĂ©crit souvent comme cruel, dominateur, insensible. Pourtant, derrière l’agression, il y a souvent un autre vide. Le harceleur n’est pas un monstre. C’est souvent un jeune en manque d’existence, mal aimĂ©, mal encadrĂ©, qui cherche Ă  combler sa solitude en faisant du bruit. Il frappe pour qu’on le voie, humilie pour qu’on le regarde, blesse pour ne pas disparaĂ®tre.

Dans l’entreprise, certains écrasent pour exister. Dans la cour de récréation numérique, certains blessent pour ne pas s’effacer. Comprendre cette solitude, ce n’est pas excuser. C’est tenter d’interrompre la chaîne du vide.

Que devient cette solitude en grandissant ?

Elle se dĂ©guise. Elle prend la forme d’un contrĂ´le permanent, d’une peur du regard, d’une dĂ©pendance aux Ă©crans ou aux autres. Un enfant seul face Ă  la violence numĂ©rique devient souvent un adulte seul face Ă  la violence du monde. Nos cadres dĂ©bordent de mails comme nos ados dĂ©bordent de messages mais les uns comme les autres manquent d’écoute vraie. Les premiers ne savent plus dire “je vais mal”, les seconds n’osent plus dire “j’ai besoin d’aide”. Et la boucle se referme : une sociĂ©tĂ© hyperconnectĂ©e mais Ă©motionnellement muette.

Si rien ne change, nous aurons des gĂ©nĂ©rations d’adultes surinformĂ©s mais sous- Ă©coutĂ©s Ă  la fois hypersensibles et incapables d’exprimer ce qu’ils ressentent. Des adultes qui confondront reconnaissance et exposition, solitude et autonomie, influence et existence. Le numĂ©rique, s’il reste sans boussole humaine, fabrique des experts du lien… mais pas du lien humain.

Alors, que faire ?

Recréer du lien.
Pas seulement du réseau.
RĂ©apprendre Ă  ĂŞtre prĂ©sents, Ă  Ă©couter sans juger, Ă  parler sans Ă©cran. 
La vraie dĂ©connexion ne consiste pas Ă  Ă©teindre un appareil mais Ă  rallumer la relation. Si nos enfants apprenaient Ă  parler avant de cliquer, le numĂ©rique redeviendrait un espace de rencontre et pas d’isolement. Parce qu’au fond, derrière chaque silence en ligne, il y a un appel qu’on n’a pas encore entendu.

Cet appel, le 3018 est lĂ  pour l’écouter. Il soutient les jeunes de moins de 25 ans confrontĂ©s au harcèlement ou aux violences numĂ©riques et aide Ă  crier quand la peur empĂŞche de parler.


Choisie pour vous

Choisir l'Ă©ternitĂ© plutĂ´t que l'immortalitĂ©. Entre Histoire et mystère, Eric-Emmanuel Schmitt explore dans ce podcast et le 5ème tome de son odyssĂ©e La TraversĂ©e des Temps, la tension fĂ©conde entre les deux royaumes de la matière et celui de l’esprit. Une mise en perspective dĂ©licieuse des enjeux contemporains, dans une approche historique, littĂ©raire et spirituelle.                                  

Photo © Pascal Ito


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Mainpaces accompagne les dirigeants en quĂŞte d’accomplissement vers une performance globale. InspirĂ©e du sport de haut niveau et appuyĂ©e sur les neurosciences, cette approche unique repose sur une Ă©quipe coordonnĂ©e de coachs exĂ©cutifs et d'experts en prĂ©paration physique et mentale et autres expertises, pour aligner le corps et l’esprit et dĂ©ployer votre plein potentiel.

Gagner en clartĂ©, Ă©viter l’épuisement, incarner et dĂ©ployer un leadership plus juste et impactant : Mainpaces propose aux dirigeants et Ă  leurs Ă©quipes les ressources nĂ©cessaires pour affronter les dĂ©fis d’aujourd’hui et construire au sein de leurs organisations le monde de demain.

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